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Cancer - Digestion et Système Digestif - Suisse

Mercredi 23 décembre 2009

Quand le cancer s'attaque à la digestion

Les cancers du système digestif représentent le groupe de pathologies le plus fréquent. Mais, grâce à un dépistage rapide et à une approche pluridisciplinaire, les chances de guérison peuvent aller jusqu'à 80%.


C'est un problème de santé publique. Les cancers dépassent désormais les problèmes cardiovasculaires en matière de taux de mortalité. Parmi eux, les cancers liés au système digestif occupent une large place. Le Valais n'échappe pas à cette règle. Pire, notre canton est même parmi les régions d'Europe à avoir le plus grand nombre de cancers du foie. Heureusement, de nos jours, grâce aux avancées médicales, une tumeur digestive dépistée à temps peut être guérie. L'hôpital de Sion dispose des spécialistes et des connaissances pluridisciplinaires pour tenter d'enrayer cette maladie. Le Professeur Vincent Bettschart, chef du Département de chirurgie, nous en dit plus sur ce fléau.

Au niveau épidémiologique, quelle est l'évolution du cancer digestif ?

D'un point de vue général, les cancers sont en train de devenir les premiers «tueurs» dans notre population. Ces dernières années, ils ont rattrapé les maladies cardiovasculaires et ils sont même en train de les dépasser dans les pays industrialisés. C'est un vrai enjeu de santé publique. Statistiquement, cette hausse s'explique par le vieillissement de la société. Nous ne faisons pas plus de cancers, nous devenons simplement plus vieux. En ce qui concerne les cancers viscéraux, cela reste une maladie qui touche majoritairement les couches plus âgées de la population. Les risques surviennent à partir de la cinquantaine, il est très rare que des jeunes soient concernés. Chez l'homme, les cancers les plus fréquents sont la prostate et le poumon. Chez la femme, les cancers concernent principalement les seins et également le poumon. Ils sont suivis par les cancers du côlon, du rectum, de l'estomac, du foie et du pancréas. Ce qui fait que comme groupe de cancers, les cancers de l'appareil digestif sont de loin le groupe de pathologies cancéreuses le plus fréquent.

Le Valais suit-il cette tendance ?

Cette évolution générale concerne tous les pays industrialisés, donc oui, le Valais n'échappe pas à la règle. Au niveau des cancers colorectaux et de l'estomac, nous sommes dans la moyenne. Par contre, ce qu'il y a de spécifique dans notre canton, c'est le taux de cancer du foie. Nous battons véritablement des records. Le Valais est l'une des régions d'Europe où il y a le plus de cancers hépatiques. La raison est très simple: l'alcool. Ce qu'il y a de préoccupant, c'est que la fréquence est en augmentation mais aussi la mortalité.

Quels sont les facteurs de risque des cancers viscéraux ?

Si l'on commence par le haut du système digestif, les principaux facteurs de risque pour le cancer de l'oesophage sont l'alcool et la cigarette. La maladie de reflux qui concerne les gens qui ont des brûlures joue également un rôle mais il est plus spécifique. Ensuite, le cancer de l'estomac a la particularité d'être provoqué par une infection hélicobactère mais la fumée a aussi de l'influence. Pour le pancréas, c'est la fumée mais également des composantes familiales. Il y a encore beaucoup de zones d'ombre sur l'origine de cette affection. Les facteurs de risque pour le côlon et le rectum sont très liés à l'alimentation. Les groupes qui s'alimentent de façon plus riche en fibres, qui mangent moins de viande rouge et qui pratiquent une activité physique développent moins de cancers colorectaux. Pour le cancer du foie, les facteurs de risque sont l'alcool, l'alcool et encore l'alcool. Ce qui est étonnant, c'est qu'il ne faut pas boire beaucoup pour développer une cirrhose. A partir de 40 à 60 grammes par jour, on augmente les risques. Un verre de blanc ou de rouge c'est déjà 12 grammes. C'est la régularité qui amène au cancer.

Quel est le lien entre le cancer et la cirrhose ?

La cirrhose est le stade préliminaire. C'est une transformation du foie en tissu fibreux qui se fait sur des années. La rapidité du développement de la cirrhose est directement liée à la consommation d'alcool. Cet état de transformation fibreuse du foie correspond à une inflammation chronique qui est un promoteur du cancer. L'immense majorité des cancers qui apparaissent sur le foie sont donc liés à la cirrhose. Un cancer peut se développer sur un foie sain mais cela reste relativement rare. Les 90% des cancers du foie viennent d'une cirrhose donc de l'alcool. Un nouveau paramètre est entré en jeu ces dernières années à savoir les hépatites. En se chronifiant, les hépatites peuvent aboutir à une cirrhose. Cela reste un enjeu heureusement limité en Valais.

Concrètement, quand on parle de tumeur gastrique, de quoi s'agit-il ?

Une tumeur est une cellule qui a perdu la capacité de freiner sa multiplication. Elle continue donc à se diviser, pas forcément vite mais de manière constante. Une tumeur a trois propriétés. Elle grandit et envahit l'organe concerné. Après avoir attaqué le revêtement glandulaire elle peut également s'attaquer à un organe voisin. Une tumeur peut également se propager à d'autres organes par la circulation ou le système lymphatique. On parle alors de métastases. C'est assez courant dans le domaine digestif où l'on peut retrouver des métastases par la suite sur la région hépatique. Dernière propriété, la tumeur sécrète des substances toxiques notamment de la cachectine qui transmet une fausse information au corps et provoque une augmentation des demandes du métabolisme. Cet emballement consom-me les ressources de l'individu et provoque à terme sa mort. C'est la toxicité des tumeurs qui provoque le décès, pas la taille.

Dans le domaine des cancers digestifs, la chirurgie peut-elle apporter des solutions ?

Oui, indéniablement. La chirurgie oncologique est une approche multidisciplinaire qui regroupe chirurgien, oncologue, gastroentérologue, radiothérapeute, anesthésiste. Tous les partenaires se réunissent et proposent le meilleur traitement pour le patient. D'un point de vue chirurgical, si la tumeur est localisée et que les métastases sont limitées, une intervention donne d'excellents résultats. Les connaissances actuelles permettent d'enlever tout ou une partie de l'organe malade et de reconstruire le circuit digestif. L'intervention peut être également couplée à une radiothérapie ou à une chimiothérapie. Tout dépend du patient et de l'étendue de la maladie.

Justement, comment faire pour dépister le cancer avant qu'il ne se propage trop ?

C'est une question de stratégie de santé publique. Les médecins généralistes sont des sentinelles qui ont été sensibilisés et formés à la détection des cancers. Ils connaissent les symptômes spécifiques et les classes à risque. Par exemple, si un patient présente un saignement dans les selles, en cas de suspicion, le généraliste va l'envoyer vers un gastroentérologue qui procédera à une endoscopie ainsi qu'à un scanner et des ultrasons et, en cas de tumeur, elle sera rapidement découverte. Il faudra ensuite choisir le traitement thérapeutique le plus adapté. A l'heure actuelle, même si l'on peut toujours faire mieux, la chaîne du dépistage fonctionne bien.

Au niveau du patient, que représente un traitement pour un cancer digestif ?

C'est quelque chose de lourd. Il peut y avoir de longues hospitalisations, des risques d'infection ou des fuites des sutures. La chimio et les rayons sont aussi des traitements difficiles. Mais l'investissement en vaut la peine. A l'heure actuelle, on peut guérir entre 60 et 80% des tumeurs solides du système digestif.

Le Réseau Santé Valais est-il équipé pour proposer ce genre de traitements ?

Oui. En Suisse romande, l'hôpital de Sion se classe juste derrière les deux centres universitaires dans ce domaine. Nous avons tous les spécialistes afin de proposer l'approche pluridisciplinaire évoquée plus haut. Nous possédons en Valais la masse critique pour une prise en charge complète et efficace des cancers digestifs.


Le Nouvelliste

David Vaquin - http://www.lenouvelliste.ch

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