cancer vessie

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Le cancer de la vessie est le 2ème cancer urinaire après celui de la prostate. Il représente 3% des cancers de l'adulte autour de 50 ans. Le cancer de la vessie touche surtout les hommes.

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samedi 8 août 2020
Cancer de la vessie

Présentation

Le cancer de la vessie est le 2ème cancer urinaire après celui de la prostate.
Le cancer de la vessie n’est pas un « cancer rare » puisqu’il représente 3% des cancers de l’adulte autour de 50 ans.
Les hommes sont actuellement les plus touchés, cette tendance pourrait s’inverser avec l’augmentation du tabagisme féminin.

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Origines et symptômes du cancer de la vessie

Au début, le cancer de la vessie ne provoque jamais de symptômes.

La coloration rouge des urines constitue souvent le premier signe à prendre très au sérieux.
En effet, cette hémorragie indolore peut disparaître pendant un certain temps, ce qui ne signifie pas pour autant qu’une tumeur ne soit pas en développement.

A un stade plus avancé, d’autres symptômes peuvent apparaître tels que des difficultés à uriner, des mictions fréquentes, des brûlures ou des douleurs dans la régions de la vessie.

Enfin, si la tumeur exerce une pression sur l’abouchement de l’un ou des deux uretères dans la vessie, elle peut provoquer une obstruction des reins.

Le risque de cancer de la vessie est très élevé chez les fumeurs car les substances toxiques du tabac sont éliminées par les reins et la vessie.

D’autres facteurs peuvent être des cystites chroniques (inflammation de la vessie) et un excès de consommation de café.

Le risque de contracter un cancer de la vessie diminue si l’on renonce au tabac et à la consommation régulière d’antalgiques.

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Dépistage du cancer de la vessie

Les examens suivants sont pratiqués pour diagnostiquer le cancer de la vessie :

  • L’examen cytobactériologique : Cet examen permet de confirmer ou non la présence de sang dans les urines ;
  • La cystoscopie ou fibroscopie : Cet examen permet d’examiner l’intérieur de la vessie par système optique.

En cas de présence d’une tumeur vésicale, une résection endoscopique est alors prévue afin de l’enlever.

  • La cytologie urinaire : Il s’agit de l’examen des cellules éliminées naturellement dans les urines ;
  • L’urographie intraveineuse : Il s’agit d’une radiographie de l’appareil urinaire qui se fait par l’injection d’un produit de contraste (iode) ;
  • L’échographie vésicale ;
  • Le scanner ;
  • La biopsie.
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Les différentes tumeurs de la vessie

La grande majorité des tumeurs de la vessie sont urothéliales (c'est-à-dire qui concerne le revêtement interne de la vessie).

  • Le papillome : Tumeurs superficielles dont les racines ne s’enfoncent que superficiellement dans la paroi de la vessie ;
  • Le carcinome in situ : Situé dans l’épaisseur de la muqueuse et souvent associé à un ou plusieurs polypes ;
  • Les tumeurs infiltrantes : Les racines s’enfoncent profondément dans la paroi de la vessie jusqu’au couches musculaires de la vessie.

La gravité des tumeurs dépend de deux facteurs.

  • Du grade qui déterminent l’importance des anomalies des cellules cancéreuses ;
  • Du stade qui est défini selon la profondeur de l’infiltration de la tumeur dans la paroi vésicale, son extension éventuelle autour de la vessie et à la présence ou non de métastases en particulier dans les ganglions.
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Les traitements du cancer de la vessie

  • Les tumeurs superficielles qui ne dépassent pas la muqueuse de la vessie peuvent être généralement détruites électriquement lors d’une résection endoscopique à l’aide d’un instrument (résecteur) que l’on introduit dans la vessie par l’uretère.
  • En cas de récidive d’une tumeur superficielle, il est possible d’appliquer directement dans la vessie par une fine sonde urinaire introduite dans l’uretère à l’aide d’un cathéter des médicaments anti-tumoraux destinés à agir sur les parois de la vessie. On parle alors d’instillations endo-vésicales.
  • Quand aux tumeurs invasives qui pénètrent profondément dans la paroi musculaire de la vessie ou les tumeurs superficielles qui évoluent rapidement, elles sont traitées par l’ablation chirurgicale de la vessie appelée cystectomie qui est soit partielle, soit totale.
    En cas de cystectomie totale, il faut rétablir un nouveau circuit pour l’écoulement des urines. Pour cela, on crée un abouchement artificiel sur la peau appelé urétérostomie. Les patients opérés d’un cancer invasif doivent contrôler l’orifice de la dérivation artificielle.
    L’urétérostomie provoque un écoulement continuel d’urine, récupérée dans une poche collée à la peau sur le ventre. Les patients changent celle-ci régulièrement ce qui leurs donnent une bonne qualité de vie.
  • On peut aussi prélever un segment de l’intestin du patient pour remplacer la vessie qui est alors suturée à l’urètre. Cette opération n’est possible que sur l’homme. Les patients porteurs d’une vessie artificielle, doivent réapprendre à uriner car les nerfs et les muscles qui permettent la vidange de la vessie n’existent plus à la suite de cette opération.

Même si la chirurgie est le traitement de choix pour traiter le cancer de la vessie, on essaye de l’éviter par une association de chimiothérapie et de radiothérapie.

La plupart des cancers superficiels de la vessie sont « Bénins » et peuvent être maîtrisés pendant longtemps.
Leur tendance à récidiver oblige les patients à pratiquer des examens médicaux réguliers pendant toute leur vie.

La tumeur de la vessie a une tendance à récidiver dans les 5 ans suivant l’opération. C’est pourquoi, on ne parle de guérison définitive que dans 50 % des cas.

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